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[Nathalie Villette Wadagni] Portrait de la nouvelle Première dame du Bénin

[Nathalie Villette Wadagni] Portrait de la nouvelle Première dame du Bénin

La première Dame Nathalie Villette et le président Romuald Wadagni à la cérémonie d'investiture, dimanche 24 mai 2026 à Cotonou

Nathalie Villette Wadagni, nouvelle Première dame du Bénin depuis l’investiture de son époux Romuald Wadagni le 24 mai 2026 à Cotonou, se distingue par un parcours international en finance, gouvernance et engagement social.

Abidjan, le 28 mai 2026 (crocinfos.net) – Découvrez le parcours de Nathalie Villette Wadagni, nouvelle Première dame du Bénin : formation prestigieuse, carrière en finance internationale, engagement pour les femmes et transition vers la gouvernance publique.

Nathalie Villette Wadagni : portrait d’une Première dame entre finance internationale et engagement social

Nathalie Villette Wadagni, épouse du président Romuald Wadagni, est devenue officiellement Première dame du Bénin le 24 mai 2026 à Cotonou, à la suite de l’investiture de son mari à la magistrature suprême. Discrète mais influente, elle incarne un profil rare mêlant haute expertise financière, engagement social et ouverture internationale.

Un parcours académique d’excellence

Titulaire d’un master en banque et finance de l’Université Paris-Dauphine obtenu en 1998, Nathalie Villette poursuit ensuite son parcours académique avec un troisième cycle en finance d’entreprise à l’Université Paris 13. Elle y rédige un mémoire consacré à la structuration de la dette dans le financement d’acquisition.

En 2015, elle renforce encore son profil en intégrant le programme exécutif de management général de la Harvard Business School, confirmant ainsi son positionnement parmi les cadres internationaux de haut niveau.

Une carrière solide dans la finance internationale

Avant son entrée dans le cercle des Premières dames africaines, Nathalie Villette s’est imposée dans le secteur bancaire international. Entre 2000 et 2012, elle évolue au sein de la banque UBS à Londres, où elle intervient sur des opérations complexes de financement, de restructuration de dettes et de fusions-acquisitions.

Elle participe notamment à des opérations de rachat à effet de levier et conseille de grandes entreprises multinationales sur leurs stratégies de financement.

Une ascension au sein d’Ecobank

En 2013, elle rejoint le groupe bancaire panafricain Ecobank Transnational Incorporated. Elle y gravit rapidement les échelons, passant de banquière senior à responsable des grandes entreprises mondiales en 2017.

Deux ans plus tard, elle est nommée responsable du bureau britannique de la banque de financement et d’investissement, supervisant plusieurs équipes réparties entre Londres, Dubaï, Pékin, Johannesburg et Paris.

Elle quitte le groupe en août 2025, une décision motivée par la volonté d’éviter tout conflit d’intérêts, selon les déclarations de son époux dans un entretien accordé à Jeune Afrique.

Un engagement en faveur des femmes

Parallèlement à sa carrière bancaire, Nathalie Villette s’investit dans des initiatives dédiées à l’autonomisation des femmes. Entre 2023 et 2025, elle siège comme administratrice non exécutive au sein du programme de développement des entreprises d’Oxfam GB.

Elle participe également au comité d’investissement du fonds « Women in Enterprise », affirmant son intérêt pour le leadership féminin et l’inclusion économique des femmes.

Une transition vers la gouvernance publique

À partir de 2025, elle amorce une transition vers la gouvernance et les enjeux institutionnels. Elle obtient un certificat en gouvernance des risques et s’oriente vers des fonctions de conseil et de supervision stratégique.

Sur les réseaux professionnels, elle met en avant des thématiques liées au leadership, à la gouvernance et au service public, traduisant une évolution progressive vers son nouveau rôle institutionnel.

Une Première dame sous le signe de la discrétion

Peu présente dans l’espace médiatique, Nathalie Villette Wadagni suscite néanmoins de nombreuses attentes. Son profil laisse entrevoir une Première dame discrète, mais engagée, dans la lignée de ses engagements professionnels et sociaux.

Son époux avait déjà précisé que ses actions s’inscriraient « dans le strict cadre des usages républicains », laissant présager une fonction institutionnelle mesurée mais structurée.

Médard KOFFI