L’experte en droits humains Namizata Sangaré . Archives
À l’occasion du 18 juin 2026, journée internationale contre les discours de haine, Namizata Sangaré appelle à des partenariats renforcés entre États, société civile et médias pour prévenir la propagation des propos haineux en ligne et hors ligne.
ABIDJAN, 18 juin 2026 (crocinfos) — L’experte en droits humains Namizata Sangaré, par ailleurs ancienne présidente du CNDH, a publié ce jeudi sur sa page Facebook une contribution consacrée à la Journée internationale de lutte contre les discours de haine, observée chaque 18 juin, en mettant en avant l’édition 2026 placée sous le thème : « Le pouvoir des partenariats contre les discours de haine ».
Dans sa présentation, elle souligne que cette journée mondiale intervient dans un contexte marqué par la montée des discours de haine amplifiés par les réseaux sociaux et les technologies numériques. Pour Mme Sangaré, ces dynamiques constituent une menace directe pour la cohésion sociale, en exacerbant les discriminations, les tensions communautaires et les risques de violence.
L’experte insiste sur la nécessité d’une réponse collective et structurée. Elle appelle à la mobilisation coordonnée des États, des médias, des leaders religieux, des éducateurs, du secteur privé, de la société civile et de la jeunesse. Selon elle, seule une approche fondée sur des partenariats solides permet de renforcer la prévention et de réduire durablement l’impact de ces discours.
Elle rappelle également que la lutte contre les discours de haine doit s’inscrire dans le respect de la liberté d’expression, droit fondamental encadré par des obligations juridiques. À ce titre, elle cite l’article 20 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qui impose aux États de combattre l’incitation à la haine.
Mme Sangaré met enfin l’accent sur l’éducation comme levier central de transformation sociale, en particulier l’apprentissage de la tolérance, de l’esprit critique et du respect de la diversité.
« La haine s’apprend, mais elle peut aussi se désapprendre », conclut-elle, en appelant à faire du dialogue et des partenariats un rempart durable contre les discours de haine.
Athanase Kangah