Difficile d’être côcô politique ! (Simple avis par Pascal Kouassi)

Difficile d’être côcô politique ! (Simple avis par Pascal Kouassi)

Depuis le 8 juillet 2020, deux mots reviennent constamment dans les discours et louanges à l’endroit de deux militants du RDR et RHDP. Il s’agit de l’ex-Premier ministre Amadou Gon Coulibaly et du nouveau Hamed Bakayoko. Tous deux sont reconnus, avant d’être des bosseurs, comme des hommes loyaux et fidèles. Tous les intervenants ont loué ces deux vertus : loyauté, fidélité. C’est que c’est vrai. Tous ceux-là ne peuvent être tous des hypocrites.

À l’endroit de deux groupes :

1/Ceux qui débauchent les militants des autres partis : vous savez que la loyauté et la fidélité sont des qualités et vous poursuivez les militants des autres partis, même dans leurs derniers retranchements, pour les attraper par des billets de banque et les enrôler dans vos partis? Eux, ces hommes et femmes, ces élus locaux, ces députés que vous enlevez de leurs partis pour leur promettre développement et bonheur, quels qualificatifs vous leur attribuez? Des renégats certainement. Comment peut-on louer la loyauté et la fidélité de ses militants et amener les autres à être des Judas, des traîtres, des vendus ? Dans votre parti, vous admirez donc et les fidèles (attachés à leur parti) et les renégats (qui ont quitté leurs partis originels parce que ces partis ne peuvent leur offrir le bonheur ? « Agis selon la maxime qui fait que tu peux en même temps vouloir qu’elle soit une loi universelle », Emmanuel Kant.

« L’homme qui a faim n’est pas un homme libre. Celui qui est écrasé par les préoccupations matérielles n’a ni le temps ni la force ni le courage de s’élever au-dessus des contingences immédiates et de se conduire en être pensant »

2/ Vous qui avez émigré, qui avez abandonné vos partis. Êtes-vous à l’aise quand vos hôtes, à longueur de journée et dans toutes les tribunes, glorifient les fidèles et les loyaux ? Vous êtes en train de manger et, à côté de vous, on n’a cesse de louer la loyauté et la fidélité, vous n’êtes pas gênés ? Par exemple, votre chef vous emmène dans une réception, puis lui-même ne se sent pas à l’aise ou en sécurité ; il vous demande de vous retirer et retourner chez vous, et vous répliquez: « Les plats sont succulents, nous ne pouvons pas nous lever, tu nous as fait découvrir cela, nous pas bouger ; quand on était là-bas, on ne savait que y avait ” douceur” comme ça dans pays-là ». Mais vous êtes assis là et on ne parle autour de la table que des gens fidèles et loyaux qui ont fait preuve d’abnégation et qui sont aujourd’hui récompensés. Et là encore, paradoxalement, vous invitez tous vos parents à vous rejoindre dans la salle de réception. C’est bizarre car, généralement, les mendiants détestent leurs camarades mendiants. Ici, c’est le contraire, on vante la saveur des plats, la gentillesse des hôtes et on invite ses parents. Sans gêne !

« L’homme qui a faim n’est pas un homme libre. Celui qui est écrasé par les préoccupations matérielles n’a ni le temps ni la force ni le courage de s’élever au-dessus des contingences immédiates et de se conduire en être pensant », Félix Houphouët Boigny.

Mais chez nous on dit aussi que quand un bossu assiste à la mise en bière de son voisin, il sait quel sort lui sera réservé à sa mort. Alors, vous n’êtes pas non plus gênés quand le président du comité d’organisation insulte vos amis qui ont osé quitter la salle de réception avant l’heure ? Quand il leur dit que leur absence est égale à leur présence? Quand il leur dit qu’ils ont encombré les tables pour rien ? À tous ces côcôs sans-gêne, très belle fête nationale, tout de

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