La Côte d’Ivoire, le grand gagnant

La Côte d’Ivoire, le grand gagnant

Le grand gagnant aujourd’hui, c’est la Côte d’Ivoire. Les grands perdants, ce sont les faucons de tous les côtés. Tous ces hommes et toutes femmes qui vivent des tensions, qui ne sont heureux que dans les eaux troubles.

Abidjan, le 12-06-21 (crocinfos.net) Le grand gagnant aujourd’hui, c’est la Côte d’Ivoire. Les grands perdants, ce sont les faucons de tous les côtés. Tous ces hommes et toutes femmes qui vivent des tensions, qui ne sont heureux que dans les eaux troubles.

À Barthelemy Zouzoua Inabo: Jour J-5. En principe, dans cinq jours, l’ancien président de la Côte d’Ivoire doit fouler de nouveau, la terre de ses ancêtres. J’observe une certaine frénésie dans le pays. Pour nous, les hommes du Sport, c’est normal et logique. Tant que dans chaque camp, les uns et les autres gardent à l’esprit, que ce qui unit les Ivoiriens est plus fort que ce qui les divise.

Disons les choses comme elles sont: le retour en Côte d’Ivoire de l’acquitté à Bruxelles est une immense victoire pour l’homme lui-même. Il est parti à la Haye dans des conditions humiliantes, dégradantes pour le combat politique qu’il a mené, pour la fonction qu’il a occupée, pour l’idéal qu’il a porté.

Il a fait face à la Justice internationale sans jamais faiblir. « On va aller jusqu’au bout », avait-il dit. Il est allé jusqu’au bout. Parti « enchaîné », il revient au pays en homme libre, blanchi des accusations portées contre lui.

‘’Disons les choses comme elles sont: le grand gagnant aujourd’hui, c’est la Côte d’Ivoire. Les grands perdants, ce sont les faucons de tous les côtés. Tous ces hommes et toutes femmes qui vivent des tensions, qui ne sont heureux que dans les eaux troubles’’.

Disons les choses comme elles sont: le retour de l’ancien président de la Côte d’Ivoire est une grosse défaite pour le camp de ton Camarade. Notamment ceux qui étaient chargés de soutenir les charges contre l’homme devant la Cour pénale internationale. Fiasco total. S’ils avaient cru qu’il suffisait d’être au pouvoir pour détenir la vérité, la Justice internationale leur a démontré le contraire. La Justice regarde les faits et regarde les preuves. Pas autres choses.

Disons les choses comme elles sont: le retour au pays de l’acquitté à Bruxelles est un test grandeur-nature de la politique de réconciliation nationale enclenchée par ton Camarade lui-même, dès 2012. Avec la création de la CDVR suivie de la CONARIV ensuite du ministère de la Cohésion sociale et toutes les dispositions institutionnelles, formelles ou informelles au nom de l’apaisement. Je cite toujours l’ordonnance de l’amnistie du 6 août 2018, un acte majeur, la volonté de ton camarade de ne plus transférer un Ivoirien à la Haye, le retour organisé de la majorité des exilés politiques, beaucoup ont retrouvé leurs emplois, l’indemnisation des victimes, de tous les camps, des crises en Côte d’Ivoire.

Disons les choses comme elles sont: le grand gagnant aujourd’hui, c’est la Côte d’Ivoire. Les grands perdants, ce sont les faucons de tous les côtés. Tous ces hommes et toutes femmes qui vivent des tensions, qui ne sont heureux que dans les eaux troubles.

La Côte d’Ivoire a une belle occasion de passer un message fort à l’Afrique et au reste du monde: Il y a un temps pour la guerre, un temps pour la paix. Les frères peuvent se battre hier et se retrouver demain. Le tout étant de savoir préparer demain. Agir pour demain.

‘’Le 17 juin 2021, sera un jour de retrouvailles si chaque partie met son orgueil en cage. Si chacun jette un regard dans le rétroviseur et analyse froidement le chemin parcouru. La Côte d’Ivoire vient en effet de loin, de très loin’’

Disons les choses comme elles sont: trop de précipitation de part et d’autre. Il y avait mieux à faire pour le retour au pays de l’ancien chef de l’État ivoirien. De fait, les contacts suivis entre le gouvernement et le comité d’organisation du retour de l’ancien président étaient de bons signes. Mais les hommes politiques ont leurs logiques. Ils veulent toujours gagner des points à chaque pas. D’où la stratégie constante qui consiste à bomber les poitrines le jour et discuter la nuit.

Les tensions observées sur le terrain sont le résultat de cette stratégie. Le commun des mortels ne la comprend pas toujours. Il faut juste contenir les extrémistes et faucons de tous les camps.

Le 17 juin 2021, sera un jour de retrouvailles si chaque partie met son orgueil en cage. Si chacun jette un regard dans le rétroviseur et analyse froidement le chemin parcouru. La Côte d’Ivoire vient en effet de loin, de très loin.

La Chronique de Fernand Dédeh

 

 

 

 

 

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