L’unilatéralisme et le business Covid-19 des autorités du Benin dénoncés

L’unilatéralisme et le business Covid-19 des autorités du Benin dénoncés

À Barthelemy Zouzoua Inabo: Bien arrivé à Cotonou au Benin pour le match Côte d’Ivoire-Malawi.

Abidjan, le 10-10-2021 (crocinfos.net) À Barthelemy Zouzoua Inabo: Bien arrivé à Cotonou au Benin pour le match Côte d’Ivoire-Malawi.

Rien n’a changé à Cotonou. Le visiteur paie toujours la taxe Covid-19, 50.020 FCFA à l’arrivée, à l’aéroport. Ceux qui arrivent pour la première fois dans la capitale béninoise, sont surpris, rouspètent, dénoncent « l’unilatéralisme, le business Covid-19 des autorités. ». Comme ces jeunes Ivoiriens, en mission, mais aussi ces cadres des pays de la sous-région, qui doivent débourser payer.  « Moi, si je retourne au pays, je vais faire un poste sur Facebook pour exiger à la Côte d’Ivoire d’appliquer la réciprocité aux ressortissants béninois en visite chez nous » ou alors, « je vais leur demander s’ils ont une boîte à suggestions. Je vais dénoncer cette pratique. Ce n’est pas normal. Je peux encore comprendre, pour des questions de sécurité, que l’Etat béninois impose un contrôle à ses frontières. Et qu’il demande juste le paiement de 5000 FCFA. Mais pas 50.000 FCFA. Ça n’a pas de sens. Puisque je paie déjà 25.000 FCFA chez moi pour le même texte. »

Le jeune ivoirien n’arrête pas de crier sa colère. Ses collègues tentent de le calmer, en vain. « Vous me connaissez hein. Moi, je dis toujours ce que je pense. Je ne sais pas me taire. » N’empêche, il a satisfait aux exigences sanitaires à l’aéroport. « Moi, je ne comprends. On fait le test et ils ne donnent pas immédiatement le résultat. Ça signifie que nous entrons dans le pays sans savoir si nous sommes positifs ou négatifs. Ça n’a pas de sens… », dit un autre à l’accent plutôt sénégalais.

Je savais à quoi m’en tenir. J’ai attendu mon tour pour payer la taxe et faire le test nasal, le masque bien vissé. On ne cherche pas « palabre où il n’y a pas », selon les Zouglou.

Si mon pays avait construit ses infrastructures sportives à temps, depuis que la Côte d’Ivoire a obtenu l’organisation de la coupe d’Afrique des nations et mis les pelouses aux normes, les Éléphants n’allaient pas squatter les stades dans la sous-région. Je n’avais pas envie de m’entendre dire autre chose… Genre, « si vous ne voulez pas payer la taxe, jouez chez vous. » Et comme nous n’avons pas de stades homologués chez nous, se taire est mieux…

La Côte d’Ivoire  justement, reçoit le Malawi ce lundi 11 octobre 2021 au stade de l’Amitié à Cotonou pour le compte de la quatrième journée des éliminatoires du mondial 2022, au Qatar. Les deux équipes se sont affrontées le vendredi 8 octobre 2021 à Soweto. Victoire des Éléphants, trois à zéro. Les Ivoiriens ont fait le plein de confiance avant d’accueillir leurs adversaires en terre béninoise. Ce dimanche 10 octobre 2021, à 11 h, conférence de presse de l’équipe ivoirienne. Nous en serons davantage sur la forme des joueurs, l’état d’esprit du groupe et l’infirmerie. Je t’en parlerai. Sans problème.

Avant de quitter Abidjan, j’ai suivi la récompense des meilleurs élèves de l’année par la compagnie d’électricité ivoirienne, la CIE. Neuf (9) élèves ont été primés, dont sept (7) filles. Plus forte moyenne au CEPE, au BEPC et au BAC. Le lycée Ste Marie de Cocody, le lycée Jeune filles de Bingerville et le le lycée technique de Cocody ont place des chevaux. Excellente, là porte-parole des élèves primés. La jeune fille du lycée Ste Marie de Cocody avait déjà reçu le prix de la meilleure élève en classe de troisième. Elle tenu son rang en classe de Terminale C. « Je veux faire la science des données », dit-elle. Elle va intégrer l’INP-HB de Yamoussoukro.

Avant de quitter Abidjan, j’ai suivi la marginalisation en cours du propriétaire des tabourets du rassemblement de ton Camarade. Son nom figure au nombre des députés qui doivent choisir entre leurs fonctions parlementaires et leurs « business ». Tchomba est sans état d’âme et il porte le costume du président de l’Assemblée nationale qui respecte les textes constitutionnels et les règles de l’institution qu’il dirige. On ne peut lui en vouloir d’être un président d’institution modèle et moderne. Mais exposer ainsi le directeur exécutif de son propre parti, c’est en fait indiquer ça bouillonne de l’intérieur. « Je ne sais pas ce qu’il a fait mais sa tête est à prix », a lâché un cadre du groupement de tin Camarade. Un observateur de la vie politique ivoirienne me souffle à l’oreille. « Tchomba a considéré la nomination anticonstitutionnelle d’un VPR à l’assemblée comme une déclaration de guerre. »

Regardons… Le masque arrive à la Rue Le PIC…

La chronique de Fernand Dédeh

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